[Résilience des adultes & des organisations] L'Alambik, fabrique de l'innovation sociétale ouverte

[Résilience des adultes & des organisations] L'Alambik, fabrique de l'innovation sociétale ouverte

Au sein d'ISOLAB, l'Alambik est une expérimentation visant à fédérer un écosystème pour accompagner les faiseurs de changement afin de faire émerger des solutions pour le territoire.

Constats et contexte

La Réunion doit relever de grands défis pour instaurer un modèle sociétal viable et résilient qui nourrit le bien-être durable de sa population. En tant qu’île, le territoire dépend à près de 90% de fonds publics (tous dispositifs confondus) sur lesquels les parties prenantes réunionnaises ont peu de maîtrise. L’île importe une grande partie de ses ressources, alimentaires notamment, ce qui la rend vulnérable en cas de pénurie ou de rupture avec ses continents d’approvisionnement. Elle cumule des indicateurs socio-économiques et environnementaux critiques, témoins de la nécessité de repenser en profondeur les politiques publiques afin qu’elles permettent de soutenir un développement souhaitable pour le territoire.

Le système sociétal réunionnais ancré dans un paradigme obsolète au sens de son inadéquation au contexte :

La culture institutionnelle, fortement ancrée dans la bureaucratie française, s’appuie sur une gestion en silo, fortement procéduralisée, génératrice d’une inertie qui pèse sur l’agilité nécessaire à la gestion des incertitudes de plus en plus nombreuses que l’île doit absorber. Cette inertie organisationnelle devenue culturelle, créée de la vulnérabilité et de la fragilité au sein de la population dont les besoins sont de moins en moins pourvus. Cela entraine des clivages entre société civile et action publique qu’il devient urgent de prendre en compte.

Cette bureaucratie française s’ancre dans un paradigme basé sur l’approche analytique qui isole les éléments et les variables et qui nourrit une vision statique, réversible et linéaire du fonctionnement de la société, de ses organisations et de ses citoyens. L’interdépendance des systèmes sociétaux à échelle mondiale rendue visible par les crises systémiques démontre l’incapacité de cette approche à relever les enjeux actuels toujours plus complexes. Ainsi l’approche systémique apparaît comme une nécessité pour se doter des moyens de mieux appréhender cette complexité caractérisée par des contextes de plus en plus imprévisibles et irréversibles.

Nécessité de changer de paradigme et difficultés des institutions à le faire :

Ainsi pour relever les défis d’une envergure sans précédent, c’est un changement de paradigme qu’il nous faut opérer en soutenant la résilience de nos organisations et de nos citoyens. Passer d’une approche analytique à une approche systémique présuppose de refondre le fonctionnement des organisations et leur communication afin d’instaurer de la circularité (là ou la causalité est envisagée comme linéaire), de la vision globale et de l’interdépendance dans la perception et la gestion des enjeux (là où la focale est posée sur l’action isolée et indépendante), l’intégration des feedbacks à tous les étages institutionnels et notamment ceux des publics ciblés par les organisations, la mise en exergue de solutions par l’expérimentation au regard des effets produits sur la réalité. Malheureusement, force est de constater qu’il existe une réelle fracture entre le paradigme institutionnel existant et celui de l’approche systémique, ce qui freine la nécessaire transformation organisationnelle et culturelle de la société réunionnaise

Un vivier de solutions présent pour accompagner la transition, mais délaissé par les institutions :

En parallèle, au sein du territoire se trouve une catégorie de personnes déjà conscientes des limites du système actuel et qui se sont déjà mises à l’œuvre, généralement en rupture avec l’action publique, souvent par manque d’écoute, de considération et de compréhension des solutions qu’elles proposent. Nous les avons appelés les « faiseurs de changement ».

Alors qu’ils constituent un vrai vivier de solutions potentiellement expérimentables pour solutionner les problématiques systémiques rencontrées par le territoire, ces faiseurs de changement ne trouvent généralement pas d’audience du côté des acteurs publics. Ils sont souvent en insécurité financière, voire en burn-out, car ils contribuent à contre-sens par rapport au "mainstream" institutionnel et médiatique.

Ainsi la non prise en compte de ce vivier que constituent les « faiseurs de changement », proposeurs d’innovations sociétales ouvertes, est dommageable pour le territoire qui ignore, voire pire épuise, ses ressources endogènes alors que les problèmes et déséquilibres explosent et que la force publique ne parvient plus à les gérer.

Enjeux

Cette action s’intègre dans ISOLAB comme l’une des 3 briques fonctionnelles à prototyper dans une logique de mise en réseau des solutions (issues de l'Alambik) avec les besoins (issues des labs publics) par l’intermédiation de la science.

ISOLAB

Besoins identifiés

A venir

Publics cibles

A venir

Objectifs cibles

A venir

Descriptif de l'action

A venir

Impacts attendus

A venir

Faiseurs

  • « Faiseuse de changement », j’organise ma vie autour de ma pleine contribution à un monde plus juste et harmonieux. Depuis 2015 je me dédie à l’Innovation Sociétale à travers le projet ISOPOLIS qui vise à soutenir la transition sociétale Réunionnaise

  • Je suis actuellement en charge de la mise en place d'outils adéquats pour diffuser la connaissance des faiseurs de changement et du territoire au sein du projet Isopolis.